Ils l'ont dit et ils ont eu raison

"C'est le sort des plus beaux rêves de se transformer tout d'un coup en cauchemars."
Italo Calvino, l'homme onirique.

Déclaration d'amour ou déclaration de guerre ?

Prenez votre courage à deux mains : gressieramelie@gmail.com

Un p'tit four pour démarrer : le propos qui tombe à pic

Ahlala :

« Mais... Il est pas mort Pierre Palmade ?
- Ben... Non !
- Mais t'es sûre ?
- Ben oui enfin ! »

Merci Mathieu.


mardi 3 février 2009

Attention, billet déprime : si tu as des tendances suicidaires, passe ton chemin ami monopède

Depuis une dizaine de mois je travaille sur mon diplôme d'architecture : un réaménagement de la Place de la République à Paris.
J'y ai consacré beaucoup de temps et d'énergie. Une enseignante que je ne connais pas et avec qui j'ai parlé 5 minutes m'a dit que c'était une épreuve. C'est exactement le mot. Un diplôme, c'est douloureux.
Lundi 02 j'ai présenté mon diplôme. 40 minutes d'oral et c'est fini.
Lundi 02 j'ai affiché 4 panneaux format A0, projeté un powerpoint, apporté une maquette, déroulé 4 mètres de calque sur lequel j'avais fait des dessins au crayon.
Lundi 02 il y a quelques personnes qui sont venues à l'école pour me voir, celles que j'attendais (Mathieu, Aurore qui m'a bien aidée, Sinouhé) et celles que je n'attendais pas (Mickaël et Quentin).
Lundi 02 je suis tombée sur un jury buté pour qui la Place de la République n'a pas à être réaménagée. Pour qui mon projet était trop ambitieux (non vous ne rêvez pas). Pour qui je suis une étudiante sérieuse, travailleuse, qui dessine bien, qui a une belle sensibilité, mais qui s'est plantée de site.
Lundi 02 je suis tombée de très haut, surtout quand mon directeur d'étude, qui m'a défendue autant qu'il a pu, m'a dit : "Pour moi, tu le mérites vraiment ton diplôme". Ah ouais. J'ai juste manqué de bol quoi.
Alors aujourd'hui, même si je sais que ce n'est pas exactement vrai, j'ai l'impression d'avoir perdu un an. Parce que si j'avais décidé de faire un projet "moins ambitieux", j'aurais déjà mon diplôme.
Alors aujourd'hui c'est officiel, l'ambition ne paie pas. Soyez petit bras, ne prenez surtout aucun risque. Je pensais qu'au moins ce jury à la con se serait dit : "Au moins elle a eu les couilles de le faire" (passez-moi l'expression). Et bien non. Même pas. Et Yosuke, qui a traité le même thème que moi, c'est aussi fait descendre.
La faute à pas de chance. Sauf que ne pas avoir son diplôme sur un manque de chance, même si on n'a rien à regretter parce qu'on aura fait le maximum, c'est difficile à encaisser.
Enfin pour finir sur une note un peu plus gaie, je voudrais faire comme les actrices césarisées, et remercier ceux qui m'ont si bien entourée. J'appelle sur la scène du Châtelet, les super proches : mon père, ma soeur, Mathieu, Sylvian (qui ont toujours cru en moi et y croient toujours !) ; les ami(e)s architectes et futurs architectes : Peggy, Zully, Sinouhé, Romain, Karina, Julia, Emilie et 1000 fois Aurore ; et les amis tout court : Guillaume ("Comment se porte la République ?"), Chakkra ("N'oublie pas que t'es la meilleure"), Céline & Gaëtan, pour leurs encouragements venus du Chili. Et en bonus track, Mickaël et Quentin, qui m'ont aidée à tout mettre en place et étaient près à casser la gueule du jury à la sortie. Merci les mecs, vraiment, merci.
ET LE PIRE DANS TOUTE CETTE AFFAIRE ???!!!!! C'est qu'à force d'avoir pleuré, je me suis réveillée ce matin avec de l'urticaire sur les paupières.
Sortez-moi de là.
Merci.

6 commentaires:

  1. Pff la république c'est pourtant pas un sujet de pétasse ca!

    RépondreSupprimer
  2. Je suppose que tout ce que je pourrai dire ne te remontera pas spécialement le moral. Mais je pense sincèrement que ces membres du jury sont vraiment des gros nazes et que, bien que n'étant pas le mieux placé pour porter un tel jugement, tu méritais ton diplôme. D'où on dit à une étudiante qu'elle est sérieuse, travailleuse, qu'elle dessine bien, qu'elle a une belle sensibilité, mais.... à qui on ne donne pas son diplôme.
    Je crois que dans ton cas, la grenade à fragmentation dans le cul des ces gens là s'impose. Tu verras, on se sent mieux après ! (mais eux, non...)

    RépondreSupprimer
  3. Céline et Gaëtan3 février 2009 à 14:47

    Ouh la vache, on vient de lire ton billet et on est attérés. Ca me rappelle vaguement ma soutenance quand je me suis fait descendre après un an de travail acharné. Crois en toi la Belette, de la même manière que tous ceux que tu as cités croient en toi...
    Et la prochaine fois, prends les gants de boxe au lieu du calque!

    On t'envoie de gros gros bisous

    RépondreSupprimer
  4. Toute mes pensées pour toi.
    Remonte sur le cheval, ne lâche rien et montre leur qu'ils ont eu tort. Prends ça comme une expérience pour ta vie professionnelle: là aussi tu peux tomber sur un type derrière un bureau du service urbanisme ou monument historique qui te refuse ton projet pour de sombres raisons. C'est injuste, c'est une situation très désagréable mais au final ça te rend plus forte...
    PS: j'ai pas eu de crêpes.... et toi?

    RépondreSupprimer
  5. Et d'ailleurs j'y crois toujours ! L'impression que tu es tombée sur THE jury, le genre de personne qui te dégoutent de t'être investie à fond. Je suis de tout coeur avec toi et on the road again pour la suite.
    Bisous et à ce w-e.

    RépondreSupprimer
  6. un très proche ...3 février 2009 à 18:03

    Rien n'est inutile dans la vie ...
    Ne t'inquiètes pas ...
    Les échecs d'aujourd'hui annoncent les réussites de demain ...
    Je ne peux pas grand chose pour ton P10
    mais je suis sûr que tu réussiras et que je serais toujours près de toi pour te soutenir moralement (et physiquement ...)
    Bisous ........

    RépondreSupprimer