Ils l'ont dit et ils ont eu raison

"C'est le sort des plus beaux rêves de se transformer tout d'un coup en cauchemars."
Italo Calvino, l'homme onirique.

Déclaration d'amour ou déclaration de guerre ?

Prenez votre courage à deux mains : gressieramelie@gmail.com

Un p'tit four pour démarrer : le propos qui tombe à pic

Ahlala :

« Mais... Il est pas mort Pierre Palmade ?
- Ben... Non !
- Mais t'es sûre ?
- Ben oui enfin ! »

Merci Mathieu.


mercredi 26 décembre 2012

Part XIII : 11 points positifs malgré tout

Je ne sais pas pour vous les monopèdes, mais la fin d'année 2012 a été plutôt cool et a bien mérité sa petite liste.


1 - Grâce à mes cousins/cousines, j'ai fait la connaissance de nouveaux petits cousins/cousines qui ont fêté leur premier Noël il y a 2 jours, et une fois qu'on a dit ça on pourrait s'arrêter là mais je vais quand même continuer...
2 - Grâce à ma famille et à la magie de Noël, j'ai investi dans un nouvel ordinateur, je vais enfin pouvoir bosser et poster peinard (car là croyez-moi, c'était pénible).
3 - Grâce à mon amie Sinouhé, je vais être Maid of honor à un mariage so chic à Londres l'été prochain, je vais enfin avoir une raison valable pour faire ma Pippa Middleton en toute simplicité.
4 - Grâce à un sens aigu de l'organisation et une connexion absolument fiable, j'ai acheté 2 places pour aller voir Björk au Zénith de Paris, je vais enfin pouvoir arrêter d'attendre ça depuis 15 ans.
5 - Grâce à Emilie, j'ai vu Michel Bouquet au théâtre, c'était un peu comme quand j'ai vu Jean Rochefort sur scène, incroyable.
6 - Grâce à la copropriété de mon immeuble (et donc un peu grâce à moi), je peux utiliser un ascenseur fraîchement rénové et dont la déco a fait un bond colossal des années 70 aux années 90 ; on n'a pas encore changé de millénaire mais on s'en rapproche.
7 - Grâce au célèbre SAV de chez Darty, j'ai échangé mon Pentax qui était en rade contre un Nikon Coolpix, maintenant je peux voir mon appareil photo à la télé (joie et fierté).
8 - Grâce à la médiathèque de ma ville, j'ai découvert un lieu magique où l'intégrale de Bergman en DVD côtoie La Vache et le prisonnier et C'est arrivé près de chez vous, c'est un peu comme mon salon mais en plus grand et avec des inconnus dedans.
9 - Grâce à la médiathèque de ma ville (bis), Leroy Merlin devient de moins en moins ma deuxième maison.
10 - Grâce à rien ni personne, la fin du monde n'a pas eu lieu, je vais pouvoir bien me foutre de la tronche de tous ces prix Nobel qui ont acheté des abris anti fin du monde avec 6 mois de boîtes de conserve à l'intérieur.
11 - Grâce à ma Freebox et au manque d'inspiration des programmateurs de la télé, j'ai réalisé que le Point Route de France 2 faisait partie des programmes qu'on peut visionner en replay (véridique et indispensable).

Je n'ai pas encore trouvé la réponse à la question qui me hante depuis des années (à partir de quand un artiste est-il diffusé sur Nostalgie ?) ni à son corollaire (écoutera-t-on un jour Marilyn Manson et Daft Punk dans les maisons de retraite ?), mais je sens que vu comme c'est parti, 2013 sera peut-être l'année de la révélation.

vendredi 23 novembre 2012

Rions (encore) un peu avec l'UMP

Mais que vois-je sur le tapis d'entrée de mon immeuble hier à 23h21 ?


Un journal abandonné ? Allons voir de plus près.


Véridique : photo réalisée sans trucage.
Faire sourire sans rien faire : si ce n'était pas grotesque ça relèverait presque du talent.

vendredi 16 novembre 2012

Silence Radio

Chut...
Chuuuuuuuuuuuuuuuut...
y'a Bambi qui fait dodo !

Mais non même pas !
Je voudrais remercier mon M. Z préféré qui, fort d'un commentaire écrit le 09 novembre et que je n'ai remarqué qu'aujourd'hui (merci Amélie), m'a obligée à bouger mon boule pour donner des nouvelles.

Dernier article le 26 septembre, très prometteur puisque j'annonçais une magnifique photo de ma voiture.
Depuis, plus rien.
Pourquoi donc ? Flemmingite aigue ? Plus envie d'écrire ? J'men foutage carabiné ? Préparation de la plus grosse End of the world party pour le 21 décembre prochain ?
Que nenni les monopèdes !
C'est à peu près depuis cette date que mon ordinateur est tombé en rideau.
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple, je vous le demande.

Si on ajoute à ça des journées de dingue au boulot, un appareil photo lui aussi HS mais remplacé depuis (c'est sûr que quand on a encore la garantie ça motive plus que pour un PC qui a 6 ans), un chantier de maison BBC qui vient de commencer, + un permis de construire à faire pour ma petite famille alors que je vous rappelle que je n'ai pas d'outil de travail chez moi, autant vous dire que comme dirait l'autre, c'est la merde, mec.

Mais là ça va mieux, merci, je n'ai toujours pas d'ordinateur mais j'ai la foi et c'est déjà pas si mal.

Banzaï !



mercredi 26 septembre 2012

Asile


Monsieur l’Ambassadeur
Ambassade du Groland
1, place du Spectacle
92130 Issy-les-Moulineaux


Ivry-sur-Seine, le 07 août 2012

Objet : demande d’asile

Monsieur l’Ambassadeur du Groland en territoire français,

En cette période de Jeux Olympiques, je me permets de vous adresser cette lettre pour vous faire part de ma vive déception de ne pas voir parader la délégation golandaise sur les terrains sportifs outre-Manche.
Quid de tous les sportifs de votre Présipauté, quid des belles médailles qui ne finiront pas dans le palais du Président Salengro, quid de l’enthousiasme national que nous voyons dans tant de pays, y compris ici en France, mais qui fait défaut chez vous, à votre peuple ?
Quid quid quid ?
Aussi m’adressé-je à vous pour vous encourager à présenter votre beau pays pour l’organisation des prochaines olympiades qui ne sont pas encore désignées. Pourquoi pas Groland 2024 ? Mieux qu’un livre de science-fiction : une fin en soi, une épopée, un bras d’honneur envers tous ces pov’cons qui pensent que Groland n’est capable de rien.
Je suis architecte et viens par la présente demander l’asile dans votre présipauté, pour vous aider dans cette démarche. Avec mon beau passeport et ma Twingo estampillée GRD, je compte bien parcourir le monde aux frais du contribuable pour vanter les mérites de votre grande nation.
Je souhaite vivement que vous m’acceptiez parmi les vôtres, afin que Groland 2024 ne soit pas qu’une trace noire sur cette feuille blanche, mais un caillou dans la chaussure de sport du CIO.

J’espère que mon courrier aura retenu toute votre attention et vous remercie pour le précieux temps que vous lui aurez consacré.
Je vous prie de recevoir, Monsieur l’Ambassadeur, un bisou sur la fesse gauche.
  


Amélie Gressier.

(Prochainement, une photo de mon beau passeport et de mon macaron Groland, c'est promis)

mercredi 29 août 2012

Budapest fin - Part XII : Budapest facts

Pour finir en beauté, voilà ce qu'il vous faudra faire quand vous irez à Budapest, en espérant que j'aie achevé de vous convaincre d'y faire un saut.
 

1- Tester des pâtisseries étranges mais généralement bonnes
2- Commander un litre d’eau pétillante et se faire servir une bouteille en verre épais façon eau de Seltz, avec valve et service en jet digne des plus grandes tables des années 20
3- Rester 4h30 au zoo dont 20 bonnes minutes à regarder les paresseux
4- Jouer avec une Kinect dans le musée archéologique
5- Utiliser une monnaie dont l’existence vous était inconnue 4 jours avant le départ
6- Faire un truc qu’aucun Français ne peut faire dans son pays, le pays des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression et de pensée : manger au Burger King
7- Reconnaître les reprises / interprétations musicales plus ou moins heureuses qui accompagnent le jet d’eau du bassin de l’île Marguerite
8- Manger une coupe de glace 3-en-1 chez Gerbeaud : glace, gâteau, bonbons en chocolat, le tout accompagné de l'orangeade qui tue (oui là on dit pas "une" orangeade)
9- Investir dans des baskets Le Coq Sportif local : des Tisza
10- Acheter du safran pas cher
11- Aller aux bains et profiter d’une eau thermale dans laquelle un vieux aura rincé son dentier sous votre nez.

Et dès que je peux je vous rajoute des petites photos nostalgie nostalgie.
Edit de 21h30 : et hop !













 
Et pour finir, une pensée pour notre Louis Bourgoin national :
 
 
 

jeudi 23 août 2012

Mieux vaut tard que jamais

Oh bah dis donc j'vous fais la même que l'an passé, je me réveille légèrement après le 09 août !

Alors pour fêter la 6ème saison qui commence, je cite Tony Scott, je vous fais une spéciale casse-dédi, je vous remercie tous comme un seul homme, je vous fais un gros bisou, j'achète un A et je crie "Banzaï !!!" pour les années à venir !

Vous n'êtes pas ici parce que vous êtes les meilleurs. Vous êtes ici parce que vous êtes les meilleurs des meilleurs.
Tony Scott, extrait de Top Gun.

mardi 14 août 2012

Budapest 6 - Le vingtième hasardeux rapprochement :

1- En haut de la colline de Buda, nous en avons déjà parlé, il y a la Statue de la Liberté, haute de 14 mètres sur un socle qui en fait 26. Érigée en 1947, elle commémore la libération de la Hongrie par l'armée soviétique à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.


 2- Elle représente une femme, cheveux au vent, regardant droit devant elle, tenant une feuille de palmier au-dessus de sa tête (un hommage au Festival de Cannes ?).


3- Un hommage au Festival de Cannes ou à la Fête de la Bière, comme on préfère.
 

mercredi 8 août 2012

I, Robot

Je suis obligée de poster cette image toutes affaires cessantes (rien que ça) car ma vie vient de basculer dans la 4ème dimension.
Je m'apprêtais tranquillou à chercher une adresse dans les Yellow Pages - alors oui JE SAIS on me prend toujours pour une débile qui se croit bilingue quand je dis que les Pages Jaunes internationales ce sont les Yellow Pages, mais c'est un fait, essayez, vous verrez ; par exemple, cherchez un plombier à Berlin ou un coiffeur à Baltimore - quand soudain (0 trucage promis juré craché) :


Ayant lu Les robots d'Isaac Asimov en digne fille de ma mère, je suis bien au fait de la chose et je tiens à crier au monde entier et en particulier au monsieur des Yellow Pages que NON NON NON, je n'ai enfreint aucune des 3 lois de la robotique car je ne suis pas un robot. Je pense que si c'était le cas, je l'aurais remarqué, ne serait-ce que la dernière fois où je suis allée faire pipi, car dans ce cas, je n'aurais pas pu honorer les toilettes, par la force des choses. AH ! CQFD.
Reste plus qu'à envoyer un petit flacon d'urine aux Yellow Pages et le problème sera réglé.

mardi 7 août 2012

Budapest 5 : Walk of fame

Côté Pest, nous étions bien décidés à aller voir ce bâtiment, qu'on avait repéré sur le pont de la Liberté :


En arrivant sur place, après traversée de rues en travaux à la parisienne option sable dans les chaussures et marteaux piqueurs, il s'est avéré que ce bâtiment était aussi toujours en travaux et donc on n'a pas su ce que c'était (mais c'était beau).

Mais sur le chemin on a vu des pochages au sol, carrément d'actualité et qui feront plaisir à ma soeur :


(je précise quand même que c'est 4 fois le même pochage, j'ai déjà passé suffisamment de temps à essayer de ne pas photographier mes pieds et à utiliser des filtres pour ne pas en plus me faire toute la série, car croyez-moi, y'en n'avait pas qu'un)
(merci de votre compréhension)

jeudi 2 août 2012

Budapest 4 - Episode Vingt-Sixième : "Où ça va pas être possible"


Que faire de toutes les encombrantes statues du régime communisme quand le régime communisme n'est plus ?
On les regroupe dans un parc côté Buda, le Memento Park, et hop ! Le tour est joué, rien ne se perd, tout se recycle.
Et ça vaut le coup d'oeil.

dimanche 29 juillet 2012

Budapest 3 - Le dix-neuvième hasardeux rapprochement : En route ! Enfin, en fleuve !

1- A Budapest comme dans de nombreuses villes, on fait des travaux. Et ici les ouvriers portent consciencieusement casques et chaussures de sécurité. Nous sommes côté Pest, au bord du Danube. Le Danube, dont tout le monde sait qu'il est beau et bleu depuis Johann Strauss, prend sa source dans la Forêt Noire avec la rencontre de deux autres cours d'eau, et mesure... Eh mais oh ! C'est quoi ce truc jaune dans le Danube ?


2- Mais oui les monopèdes, on dirait... mais... c'est... c'est... un BUS !


3- C'est officiel : on a retrouvé le Bus Magique ! Il est garé à Budapest.


vendredi 27 juillet 2012

Budapest 2 : Light my fire

Pour commencer, une bien belle image absolument contractuelle (et c'est vrai) pour vous donner le contexte et comprendre que dès le départ, on savait que ces vacances allaient un peu être n'importe quoi :


C'est l'apanage des gens qui voyagent à pas cher pour garder des sous pour manger des glaces : pas de bagages en soute.
Autant vous dire qu'on était bien contents qu'il fasse super beau, parce qu'on avait que des t-shirts, des caleçons/culottes, 2 paires de chaussettes (en ce qui me concerne), 1 jean, 1 short/jupe, 1 pull, 1 K-Way, 1 maillot de bain.

Maintenant que vous savez tout ça, un petit rappel de géolocalisation s'impose (j'ai ouï dire qu'on ne disait pas "géographie" pour situer des lieux, ce qui paraît somme toute assez logique).
Budapest, capitale de la Hongrie, dans la communauté européenne mais pas dans la zone euro. Une bonne destination si vous collectionnez les pièces étrangères, pas comme nous, donc.
Un cornet de glace 2 boules = 580 forints soit environ 2 euros.
Pas de décalage horaire, du moins à cette époque de l'année (ce qui me fascine toujours car on a une heure de décalage avec l'Angleterre, enfin passons. D'ailleurs à ce propos je vous ai dit que notre lecteur DVD, en retard d'une heure depuis son installation il y a des mois, est pile poil à l'heure des JO ? C'est pas trop pratique ça pour le direct ? Passons).

La Hongrie c'est ici :


La capitale, Budapest, est traversée par le Danube. A l'ouest : Buda, à l'est : Pest (facile), d'où Budapest. C'est un peu comme si Paris s'appelait Rivedroiterivegauche.
Il y a 2 grandes îles sur le fleuve : l'île Marguerite et l'île d'Obuda, où se déroule tous les ans en août le Sziget Festival, ça parlera aux amateurs.


Maintenant que vous êtes un peu au fait de tout ça, c'est parti pour une spéciale Buda-vs-Pest, qui durera jusqu'à ce que j'ai décidé que ça s'arrête (sic).

On part à Buda, et on fête l'ouverture des JO en souhaitant bonne chance à la délégation française et en ayant hâte de voir Usain Bolt :



Pour voir cette statue, prenez votre courage à deux mains et grimpez tout en haut de la colline de Buda, direction la statue de la liberté qui domine toute la ville.

La ville depuis la colline :


La colline depuis la ville :

Et la statue de la liberté en haut, qui n'a rien à voir avec celle de Paris et donc avec celle de New-York. Et quand je dis en haut, c'est genre "en haut", croyez-moi on a eu chaud parce qu'évidemment on a grimpé un après-midi par 35 degrés (celsius) et on aurait mangé n'importe quelle glace en arrivant, peut-être même un cornet rhum-raisin.

Prochain tour, direction Pest. Restez dans le coin les monopèdes !

jeudi 26 juillet 2012

Budapest 1 : cliffhanger de dingo

De retour de Budapest depuis même pas 24 heures, partie sans prévenir certes, mais revenue en prévenant, et c'est déjà pas si mal.
Pendant une semaine on a fait les fous-fous dans les bains, on a zoné sur l'île Marguerite, on a communiqué avec les animaux du zoo, bref j'ai essayé de garder mon oeil bien ouvert un peu comme mon ami le chameau, et je vous promets une série spéciale Buda-vs-Pest dans les jours à venir, histoire de prolonger les vacances.


A demain les monopèdes !

vendredi 6 juillet 2012

Part XI : 11 chiens de fiction qui dépotent

Aujourd'hui dans la rue j'ai entendu le nom de chien le plus cool depuis Idéfix : Belzébuth (véridique).
Du coup je me suis demandé qui étaient les chiens qui avaient vraiment la classe.


Petite sélection par ordre chronologique approximatif d'apparition dans ma vie, un ordre absolument objectif qui vous ravit déjà et qui m'a donné du fil à retordre, croyez-moi.
Je vous passe les Idéfix, Milou et autres Rantanplan, qui n'en peuvent plus d'être cités.

1- Scooby-Doo
2- Petit Papa Noël (le chien des Simpson)
3- Apollon & Zeus (les chiens de Higgins/Robin Masters dans Magnum (merci ma sœur pour la correction)
4- Mirza (la chanson de Nino Ferrer)
5- Milo (le chien de Stanley Ipkiss dans The Mask, de Chuck Russell)
6- Odie (de la BD Garfield)
7- Cerbère (le gardien des Enfers dans la mythologie grecque)
8- Argos (le chien d'Ulysse, toujours chez les Grecs)
9- Didier (le film d'Alain Chabat)
10- Nathanaël (le premier chien parlant dans Demain les Chiens, de Clifford D. Simak)
11- Sam (la chienne de Robert Neville dans Je suis une légende de Francis Lawrence)

Oui alors vous me direz, "et Rintintin ? et Lassie ? et Droopy ?", et c'est là que je vous répondrai que vous aussi vous pouvez faire votre top 11 des chiens qui claquent, je ne serais pas jalouse (je serais même curieuse).

PS : vous remarquerez donc que j'ai eu une période de découverte de la mythologie grecque très intense...

mercredi 27 juin 2012

Courbevoie, où tout est presque possible

Parfois je cherche le PLU de Courbevoie.

 

C'est en général à ce moment-là qu'on essaye de me refourguer du Viagra.

Je suis allée voir par acquis de conscience.
C'était bidon.
Mais ça m'a permis de découvrir le semi-piratage de site Internet.

vendredi 22 juin 2012

Et sinon c'est quoi le féminin de "boulet" ?

La talentueuse Préfecture m'écrit.

L'enveloppe :



La lettre :



Même écriture, même personne.

Mais mon père a une explication : "C'est vrai que tu as un prénom ambigu".
Nous voilà rassurés quant à la perspicacité des agents du département.

mardi 19 juin 2012

Une Nadine Morano, ça ose tout...

Acte I : dans une interview accordée au très à droite hebdomadaire "Minute" daté du 13 juin 2012, Nadine Morano, qui devait commencer à avoir un peu les pétoches pour le second tour des législatives, ratisse large.

Acte II : dans la nuit du 14 au 15 juin, Sud Radio met en ligne un canular de Gérald Dahan, qui, se faisant passer pour Louis Aliot (n°2 du FN), papote avec Nadine Morano, laquelle déclare que " Marine Le Pen a beaucoup de talent."

Acte III : le 15 juin, Nadine Morano se fâche tout rouge contre l'humoriste et parle de porter plainte contre ce "militant socialiste".

Acte IV : au lendemain des législatives, elle admet sa défaite mais accuse Gérald Dahan, son canular aurait biaisé les résultats (allez voir ici). C'est vrai que 5 jours plus tôt, Nadine Morano avait aussi dû être piégée, en imaginant accorder une interview au Monde alors qu'elle avait un journaliste de Minute en face d'elle. Certainement un traquenard organisé par Dahan.

Epilogue : C'est officiel, Nadine Morano nous prend vraiment pour des cons.


dimanche 17 juin 2012

Marion Maréchal (nous voilà) Le Pen à l'Assemblée

Elle a 22 ans. Elle est étudiante.
Elle a des cours. Elle a des TD. Elle a des partiels. Elle a des révisions.
Elle est comme tous les étudiants, enfin on imagine.

A mon avis, de deux choses l'une : soit elle va faire le grand chelem et redoubler toutes ses années un peu comme Jean Sarkozy, ce qui aura au moins le mérite de nous faire rire. Soit elle va envoyer son suppléant Hervé de Lépinau à l'Assemblée, ce qui aura au moins le mérite de lui laisser du temps pour ses études mais qui la fera passer pour une cruche auprès de ses électeurs.

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans la troisième circonscription du Vaucluse pour qu'elle soit élue. Pour voter tellement à droite il faut déjà être désespéré. Mais là c'est au-delà du désespoir, mais qu'est-ce que c'est ? Les dernières forces qu'on jette dans la bataille ? Ou alors ces électeurs sont des gens qui ont beaucoup d'humour et qui décident de faire confiance à une jeune fille de 22 ans, peut-être un peu manipulée par sa tante et son grand-père. Ah, la famille... Ou alors on appelle ça le manque de discernement. Je ne sais pas.

S'engager en politique si jeune, pourquoi pas. Moi ce que je me demande, c'est comment on peut porter de telles idées à 22 ans. Parce que je doute qu'elle ait eu la vie de militants qui galèrent quotidiennement et ont des problèmes avec certains de leurs concitoyens et l'amalgame facile.
Alors, c'est que la famille doit y être pour quelque chose.
Ah, la famille...

lundi 4 juin 2012

Avez-vous déjà... testé Shazam en voiture ?

Non ? Et bien dégainez votre smartphone.
Vendredi soir, sur la route de Memphis, en allant à Armentières chez papa, vous voulez tester l'équivalent de Shazam sur le téléphone-jouet tout neuf de l'Homme (qui ne conduit pas, rassurez-vous).

Pour les béotiens, Shazam, kessessé ? C'est une application qui reconnaît une chanson qui passe à la radio, qui vous en donne le titre, l'interprète, l'album et l'année. En gros, la fin annoncée du "raaahhh mais p***** c'est quoi déjà ce truc b***** ??!!", à quelques mots près.

Comme vous écoutez à la radio l'émission d'un DJ qui mélange tout, vous trouvez plus judicieux de tester Shazam en lui chantant une petite chanson.
Acte I - La French song goes west : Vous cherchez un morceau archi-connu, et chantez à tue-tête le refrain des Champs Elysées de Joe Dassin. Verdict de la technologie : Californication des Red Hot Chili Peppers. Bon. Ben pourquoi pas, effectivement. Vous mettez rapidement ce raccourci spatio-temporo-stylistico-capillaire sur le compte de la radio, qui n'était pas coupée.
Acte II - La récidive : Vous coupez la radio et là, l'Homme motivé chante carrément le 1er couplet et le refrain, car lui, il a la culture Joe Dassin qui vous fait défaut. Verdict de la technologie, absolument inspirée : Paint it black des Rolling Stones. ... C'est déjà mieux, l’Angleterre étant toujours plus proche de Paris que la Californie, mais quand même. De trois choses l'une : soit cette appli est nulle en chanson française, soit elle est nulle tout court, soit vous chantez faux, ou du moins pas suffisamment bien pour elle. Avouez qu'une telle mauvaise foi c'est à la limite du tolérable, surtout que bon. Les Champs Elysées, vous n'aviez pas pris trop de risques.
Acte III, et dernier - Le téléphone se fout vraiment de vous :  Vous ne capitulez pas si vite et décidez de rallumer la radio, en vous disant que ne pas reconnaître Joe Dassin, vraiment, c'est une preuve flagrante de mauvaise programmation informatique. Bientôt vous entendez une chanson bien connue, le Loser de Beck, un tube avec lequel le téléphone de l'Homme ne pourra pas vous tromper.  Ce qu'il ne fait pas. Et au passage vous met un peu mal à l'aise, parce que la radio qui grésille, ça, ça marche, mais vous qui chantez, tout de suite, ça se passe moins bien et il vous le fait savoir.

Conclusion : Quel est le rapport entre les Red Hot Chili Peppers, les Rolling Stones et Joe Dassin ? L'Homme et moi, on saurait chanter au moins une de leur chanson par coeur, c'est sûr. Mais ne comptez pas sur Shazam pour vous dire laquelle.




jeudi 31 mai 2012

Littré 2.0



Le mot du jour est donc "plantage".
Grâce à Internet, on peut envoyer un "rapport de plantage".
Merci le web, c'est Larousse qui va être content.

lundi 28 mai 2012

mardi 22 mai 2012

Métro c'est trop


Ce matin à 8h45 j’ai pris le métro ligne 4 à Châtelet. Je me suis assise en face d’une femme brune, cheveux mi-longs, yeux marron, jupe noire, pull rose, des collants plus noirs que les miens.
J’ai sorti mon livre.
Son téléphone a sonné.
Elle a dit : « Ah bonjour ! Mais non tu ne me déranges pas, comment vas-tu ? Hein ? Quoi ? »
J’ai levé la tête, je l’ai regardée, ses yeux ont arrêté de bougé, elle a dit plus fort en me fixant : « Il s’est passé quoi ?! ».
Elle a eu un regard affolé, j'ai dû avoir un regard qui disait « Cette nouvelle, tu l’apprends avec moi ».
Le métro est arrivé aux Halles, elle s’est levée, elle a marché dans la rame en disant encore plus fort « Nan mais c’est pas possible ! ».
Elle est descendue, elle a marché lentement sur le quai.
Le métro est reparti.
Ce matin à 8h46 je me suis dit que cette femme passerait une sale journée, et qu'elle l'avait commencée en me regardant. Ou du moins en me voyant. C'est une maigre consolation.

dimanche 20 mai 2012

Là-haut


Bienvenue chez moi, sur le blog qui trouve des chevaux pendus par les sabots.

(je reviens d'un week-end à Oléron où j'ai trempé mes pieds dans l'océan bien frisquet, mangé des bulots et joué au Cluedo en étant le Colonel Moutarde, coupable avec le revolver dans la bibliothèque, donc je suis passablement d'une humeur portenawak, comme les sculpteurs de Prague, apparemment)

dimanche 13 mai 2012

Devine qui on a vu samedi ?

L'homme et moi sommes allés au cinéma.Il y avait :


Bref on était chez Tim Burton.
Et on s'est bien amusés à voir Dark Shadows, même si l'histoire aurait pu être plus profonde (comme le précipice) et les personnages plus travaillés (comme les répliques de Johnny Depp).
Mais quand même.
Allez-y les monopèdes. C'était bien, c'était chouette, sans Laurette mais avec le retour de Michelle Pfeiffer toujours aussi classe, Johnny Depp toujours aussi dingo, Helena Bonham Carter qui finit toujours aussi mal dans les films de son compagnon (d'ailleurs si j'étais elle je me méfierais) mais surtout pour le numéro assez hallucinant d'Eva Green en sorcière complètement hystéro prête à tout pour se faire aimer.
Alors une fois qu'on a dit ça, une question demeure. Dark shadows, les ombres obscures : pourquoi ce pléonasme ?




(nan mais j'ai pas la réponse en fait, je pose la question, c'est tout)

vendredi 11 mai 2012

Burger Fiction

Ce matin j'ai vu ça :



Il y a 15 ans j'ai vu ça :



Pour les non-anglicistes, ce qui nous intéresse commence à 1" :

J. Travolta : "Et à Paris, tu peux acheter de la bière dans les Mac Donalds. Et tu sais comment ils appellent un quater pounder with cheese à Paris ?
S. L. Jackson : Ils appellent pas ça un quater pounder with cheese ?
J. Travolta : Non, ils ont le système métrique, ils ne savent pas ce qu'est un p**** de pound (NDLR : une livre).
S. L. Jackson : Alors comment ils appellent ça ?
J. Travolta : Ils appellent ça royal with cheese.
S. L. Jackson : Royal with cheese... Et comment ils appellent un Big Mac ?
J. Travolta : Un Big Mac c'est un Big Mac mais ils l'appellent Le Big Mac.
S. L. Jackson : Le Big Mac...

J'avoue que ça m'a un peu choquée de bon matin. J'aurais naïvement cru que Mac Donald's aurait les moyens de se payer des publicitaires un peu plus imaginatifs.

Deux précédents copier-coller ici et .

jeudi 3 mai 2012

Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat

Ce matin j'ai trouvé ce texte dans ma boîte aux lettres, une fois de plus mon papa avait fait mouche.
Ce texte vient du site http://www.da-esterel.fr :

 
Jean,
 
 
J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J'aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y a pas si longtemps et je n'ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c'est sacré !
 
Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d'idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n'as que les titres d'une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l'heure est grave!
 
Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s'abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s'immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on traque comme d'autres en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l'essentiel...
 
Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à D'Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté flottait sur Saigon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s'est vendu à la Première dame de France.Ecris nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tout ceux qui le soutiennent !
 
Jean, l'huma ne se vend plus aux bouches des métro, c'est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l'info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs... Tu l'aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l'Elysée pour avoir l'honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu...
 
Jean, l'argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. Lajustice avance péniblement grâce au courage de quelques uns, et l'on ose donner des leçons de civilisation au monde...
 
Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l'haleine fétide des renvois populistes de cette droite "décomplexée".
 
Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.
 
Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l'industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s'endetter il s'endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite... Finies les jacqueries!
 
Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade... Ici on massacre l'Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l'excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés...
 
Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de fatigue, j'aime sa voix rauque de trop de luttes, je l'aime intransigeante, exigeante, je l'aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d'elle même pour le plus pauvre qu'elle, quand elle s'appelle en 54 par temps d'hiver, ou en 40 à l'approche de l'été. Je l'aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu'à elle même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...
 
Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai...
 
Je t'embrasse.
Philippe Torreton

On attend la réponse de...mettons... Depardieu à Trénet ? J'aurais bien dit Sardou mais bon. Ce serait de mauvais goût et c'est pas le genre de la maison.